Jean Véronis
Aix-en-Provence
(France)

mercredi, février 08, 2006

Un magistrat sanctionné pour avoir critiqué Sarkozy

Un vent mauvais souffle sur la fonction publique ces temps-ci... Après l'affaire Garfieldd, nombreux étaient ceux qui se demandaient si la liberté d'expression des fonctionnaires, et leur droit à une vie privée, n'étaient pas en train de se faire rogner.


Nous apprenons maintenant que le magistrat Didier Peyrat va être sanctionné pour avoir écrit deux articles sur les émeutes des banlieues où il critiquait les excès de langage de Nicolas Sarkozy:
Source: Nouvel Obs

Voir l'analyse de Philippe Bilger.


9 Commentaires:

Blogger Nicolas Brouard a écrit...

Petit problème avec le lien de l'article du Monde.

mercredi, février 08, 2006 1:22:00 PM  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Nicolas> Merci! c'est corrigé

mercredi, février 08, 2006 1:29:00 PM  
Blogger SdC a écrit...

Il semble que ce soit Philippe Bilger et non Pierre (mais je ne vous la jette pas ;)

vendredi, février 24, 2006 2:43:00 PM  
Blogger Jean Véronis a écrit...

SDC> Philippe, bien sûr! Lapsus. Rien à voir avec l'ex-PDG d'Alstom (qui tient un blog aussi).

Merci.

vendredi, février 24, 2006 3:09:00 PM  
Blogger Kai Carver a écrit...

Problème avec le lien du Nouvel Obs (page vide).
Celui-ci marche mieux:
Un magistrat sanctionné pour avoir critiqué Sarkozy

Et lien direct sur l'analyse de Philippe Bilger:
Pour la défense de Didier Peyrat

mardi, mars 21, 2006 2:53:00 PM  
Blogger Jean Véronis a écrit...

Merci Kai, j'ai corrigé!

mardi, mars 21, 2006 3:06:00 PM  
Anonymous Anonyme a écrit...

je comprend bien que les activistes politiques comme vous, de droite et de gauche, voient des complots et de la répression partout, mais quand même...

Le statut de la fonction publique c'est qu'il est interdit, completement interdit, de parler du gouvernement et de son action. Et donc, a fortiori, de critiquer un ministre. C'est dans le statut, au même titre que l'innamovibilité des magistrats ou la garantie de la carière déconnectée des emplois.

Est-ce que vous l'ignorez, est-ce que vous faites semblant, ou est-ce que vous militez implicitement pour que ce point du statut disparaisse ? Soyez heureux : il est bien menacé, puisque de plus en plus de hauts fonctionnaires lui pose des banderilles de plus en plus profondes. Des civils, pour le moment. Ne doutez pas que les militaires suivront, si la coutume s'établit.

Mais plongez un peu dans l'histoire et mesurez bien les risque pour la démocratie, si les fonctionnaires (civils ou militaires), c'est-à-dire les exécutants de la politique, commencent à revendiquer le droit d'en dire ce qu'ils pensent, et, pourquoi pas, de se coaliser pour l'exécuter ou non, ou pour imposer leurs vues...

L'histoire regorge de prise de pouvoirs par les instruments de la politique, des Eunuques aux Mandarins en passant par les Prétoriens ou les Mamelouks.
On en est certes pas là, mais c'est bien le risque qui motivent les restrictions civiques qui pèsent sur les fonctionnaires.

A moins que vous trouviez qu'il n'en pas suffisant pour les fonctionnaires de contrôler le parlement ? ... ou bien trouvez-vous que l'armée n'a pas assez d'influence ?

vendredi, avril 07, 2006 5:40:00 PM  
Anonymous le blognoteur a écrit...

Vraiment quand je lis ça je suis désolé...

Je pense souvent à la période "pétainiste", ou l'on a demandé aux fonctionnaires de servir le gouvernement. Argument utilié par Maurice Papon lors de son procès...

Il me semble qu'il y a une nuance entre défendre la République à laquelle tout fonctionnaire est assujetti, et défendre le gouvernement, qui peut faire et dire des conneries, qu'il soit de droite ou de gauche...

En cherchant bien on peut même trouver une loi faisant obligation aux fonctionnaires de dénoncer tout ce qui serait contraire aux principes de la République.

Comment pourrait-on se réjouir d'avoir une fonction publique décervelée qui se contenterait bêtement d'obéir ? qui n'aurait pas de conscience citoyenne ?

Lisez donc Rawles (la théorie de la justice), réfléchissez donc sur le concept d'obéissance, sans que nulle part quiconque ne puisse exprimer son sentiment.

Se pourrait-il que le magistrat en question n'ait pas le droit d'avoir sa conscience personnelle, ses convictions ?

Mais qu'attend-on pour retirer le droit de vote à ces esclaves des temps modernes ?

Moi je milite pour la conscience citoyenne, le droit d'expression, j'irais même plus loin, il me semble qu'en terme de "management" moderne, avoir la possibilité d'entendre ceux qui travaillent quotidiennement sur un sujet s'exprimer est un gage d'amélioration des dysfonctionnements, même si ceux-ci proviennent d'un ministre, et j'oserais dire, surtout si....

jeudi, avril 13, 2006 10:44:00 AM  
Anonymous Anonyme a écrit...

ouep ouep bravo!! ouep ouep !!
Ai-je été utile au débat ?

vendredi, avril 14, 2006 12:13:00 AM  

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